Culture

Le guerrier Maui
Selon la légende, c’est Maui, un guerrier grand et fort, qui découvre l’Ile Nord de l’Etat insulaire. Avant de partir à la pêche, il déclare à sa famille : « je vais attraper un poisson tellement grand que nous ne pourrons pas le manger en une seule fois ». Maui sculpte un hameçon dans l’os maxillaire de feu sa grand-mère. Il le recouvre ensuite d’un peu de sang et le jette dans l’océan. Peu après, Maui constate qu’un être gigantesque a mordu à l’hameçon. De toutes ses forces, il tire la proie hors de l’eau. Surgit alors « Aotearoa », l’Ile Nord.

Aotearoa
Dans la langue des autochtones, « Aotearoa » signifie « le pays du long nuage blanc ». Les Maoris ont perpétué nombre de mythes et de légendes sur l’origine de leur pays. Une vue aérienne de l’Ile Nord montre à quel point elle ressemble à un poisson. Les Maoris se sont installés en Nouvelle-Zélande il y a plus de 1000 ans, bien avant que les Premiers Européens ne foulent le sol de « l’autre bout de la Terre », dans l’hémisphère sud. Les Maoris sont un peuple polynésien qui a pris la mer il y a très longtemps sur leurs pirogues, en quête d’une nouvelle patrie.
On ne connaît pas l’origine exacte des Maoris. Leur langue et leur culture s’apparentent toutefois à celles des Polynésiens. Ainsi, « Kia ora » (bonjour) et « haere mai » (bienvenue) sont certainement compris des Hawaïens et des Tahitiens. C’est moins sûr pour le mot « taumata-whakatatangihangakoauaotamateapokaiwhenuakitana-tahu », qui signifie : Aotearoa signifie le pays du long nuage blanc « l’endroit où Tamatea, l’homme aux gros genoux, qui a dévalé, escaladé et avalé des montagnes, connu sous le nom de Mange-Terre, a joué de la flûte pour sa bien-aimée ». C’est le nom d’une colline près de Hawkes Bay, dans la partie orientale de l’Ile du Nord. Ce site mérite sûrement d’être mentionné dans le Guiness des records au titre du nom de lieu le plus long et le plus imprononçable !
Actuellement, la Nouvelle-Zélande compte quelque quatre millions d’habitants, dont 10 % de Maoris. Or rares sont les Maoris de pure souche. En effet, après l’arrivée des Européens, il y eut de nombreux mariages mixtes. Le capitaine James Cook, qui a pris possession de la Nouvelle-Zélande en 1769 au nom du roi Georges d’Angleterre, a sûrement été surpris à la vue des guerriers Maoris. Ils étaient plus grands et mieux charpentés que la plupart des Européens de l’époque et portaient des tatouages sur tout le corps, y compris sur le visage. La danse guerrière maori, appelée « haka », a elle Haka maori aussi contribué à intimider les « pakehas » (les Blancs). Pour effrayer leurs ennemis, les guerriers écarquillaient les yeux, les faisaient rouler dans leurs orbites et tiraient la langue en criant « La mort ! La mort ! La vie ». Imaginez l’effroi des nouveaux arrivants !

Guerrier maori
Les touristes qui rêvent de découvrir la culture maorie en sortant des sentiers battus ont tout intérêt à prendre contact avec la population locale. Les Maoris sont généralement très accueillants et ont abandonné depuis longtemps leurs pratiques cannibales. Par le passé, les conflits pouvaient se terminer dans le sang, les ennemis vaincus atterrissant parfois dans la marmite. Parfois, on leur coupait la tête que l’on exhibait ensuite dans tout le village. Ceux qui échappaient à la mort étaient généralement réduits en esclavage. Aujourd’hui, « Maoritanga », c’est ainsi que les Néo-zélandais désignent cette nouvelle prise de conscience des autochtones. Le maori est devenu la deuxième langue officielle du pays après l’anglais, et elle est utilisée en partie à la radio et à la télévision. Le week-end, les familles maories se retrouvent dans les « maraes » (lieux de réunion traditionnels) pour discuter, faire la fête et recevoir des invités. Les rugbymen des « All Blacks » dansent le « haka », la danse sacrée, et la plus grande diva néo-zélandaise se nomme Kiri Te Kanawa. Des preuves, s’il en fallait, que les Maoris ont tout lieu d’être fiers de leurs origines.