2003 en NZ – Mélisa
Carnet de voyage en Nouvelle-Zélande par Mélisa, fondatrice du site Pacific Art. Nous (Mélisa et Jérémy) sommes partis de France le 17 octobre 2003 pour passer un an en Nouvelle-Zélande. Ce carnet de voyage raconte mes 3 premiers mois en Nouvelle-Zélande.
Je vous recommande aussi de lire le carnet de voyage de Jérémy qui est complémentaire au mien.
Avant le Grand Départ. (Septembre 2003)
L’histoire commence bien avant le 17 octobre 2003, date de notre départ. En fait, le véritable début se situe à la fin avril, lorsque l’on a envoyé nos demandes de visas. Et c’est précisément le 26 mai qu’ils sont arrivés dans notre boîte aux lettres. Ce jour là, tout a basculé ! Quelques jours après, les billets d’avion étaient bookés et l’aventure lancée. Bien sûr, il a fallu l’annoncer à tout notre entourage, et là, les différentes réactions ont été bien surprenantes…certains n’ont pas été étonnés, d’autres n’y ont pas cru, mais tous nous ont motivés. Des ailes nous poussaient et nous avions la tête dans les nuages : un an à l’autre bout du monde, dans la terre du milieu et au pays des moutons…un rêve un peu fou !
Tout ça était bien beau, mais c’était sans compter l’organisation que cela représentait. Et j’étais loin d’imaginer tout ce que cela engendrerait. Il ne faut pas croire qu’on peut tout plaquer. Et non ! Il faut s’organiser : une montagne de paperasse à régler, les impôts, la sécu, les assedics et j’en passe. Il y avait aussi l’appart’ à vider : des cartons et des boîtes à transporter (des affaires il y en avait dans notre petit deux pièces). En plus de la préparation du départ, il a fallu planifier l’arrivée dans cette nouvelle contrée. Ouvrir un compte en banque par téléphone a été bien folklorique ; penser à prendre une assurance santé et se renseigner un peu. Surtout pas trop ! Parce que comme disait Jérémy : « on verra sur place » !
En ce qui concerne le départ et les au revoirs, c’est un peu dur d’en parler. C’est toujours difficile de quitter ceux qu’on aime, surtout quand c’est pour autant de temps. Et puis la distance augmente cette difficulté. C’est sans doute psychologique, parce qu’on a beau avoir de la famille à l’autre bout de la France et ne les voir que tous les 5 ans seulement. Savoir qu’on a la possibilité de les voir si l’envie nous prends, ça aide ! Dans notre cas, on ne peut pas… Pour vous aussi, c’est sur. Pourtant vous avez tous été présents. Vous nous avez tous encouragés et soutenus. Merci ! Les soirées avec les copains et le départ en famille sur le quai de la gare sont à jamais gravés dans nos esprits. J’ai versé pas mal de larmes et je peux dire que lorsque le train a démarré, on n’était pas fiers, ni Jérémy, ni moi. On s’est dit qu’on devait être fous pour quitter ce petit coin de nos vies. Mais quelque chose de plus fort encore nous a poussé à rester et à prendre cet avion. Cette envie de voir ce qui se passe ailleurs. Ce besoin de croire que c’est nous qui pouvons décider de nos chemins : les études finies, chercher un boulot et fondre dans le train train, on ne s’y est pas vu. Pas maintenant, pas tout de suite. Il y a encore trop de trucs à faire, à voir ! Peut être que c’est une erreur et qu’on va se planter. On n’en sait rien et a vrai dire, on s’est moque. L’essentiel c’est qu’on y croit. Bref une chose est sure, c’est qu’à la veille du départ on était complètement vidés. On a eu droit une dernière fois aux embouteillages à Paris (à cause d’une manif) et le lendemain on était partis !!
A l’aéroport, on ne s’est pas perdu et on n’a pas loupé l’avion. Et avec un surplus de 10 kilos, les sacs ont embarqué direction Hong Kong puis Auckland. Un petit mot à propos des sacs : après les avoir échangés (j’avais dit qu’ils étaient trop petits !), il a fallu choisir et sélectionner les affaires à emmener. Sachant que la Nouvelle Zélande est un pays développé, cela n’a pas été trop difficile –heureusement-. Si vous voulez plus de détails techniques concernant les sacs et les affaires, se reporter au texte de Jérémy. L’aspect pratique, c’est son rayon. Pour en revenir au voyage, je mentirai si je disais que ça a été une partie de plaisir : 35 heures, c’est long, vraiment très long. Ils ont eu beau nous offrir un coussin, une couverture, des chaussettes, on avait beau avoir achèté un coussin gonflable et des bas de contention, on en a bavé ! On n’a pas fermé l’œil. Les films étaient tous en anglais et chinois (Cathay Pacifique est une compagnie hong kongaise) et mes plats végétariens, vraiment végétaliens (des légumes et des légumes). Bref, c’est surtout après la première escale que ça a été le plus dur. Attendre 12 heures dans cette ville où tout est en hauteur, et où les gens speedent comme des fous. A Honk Kong c’était vraiment la galère – il faut dire qu’on commençait à être fatigués. On croyait halluciner : tout en trois dimensions, pleins de bruits, de gens, d’affiches de pub, de magasin…..bref, un brin oppressant. C’est pourquoi on est retourné à l’aéroport pour attendre. Bien évidemment, on avait pas de monnaie locale pour prendre une douche, qui nous aurait sûrement sauvé la vie, donc on a dormi sur leurs sièges jusqu’au départ, à 8 heures du soir. Dur, dur. J’ai une petite chose à préciser : alors qu’on était en train de somnoler, Jérémy a cru voir passer Prince encadré par des gardes du corps sur une voiturette. Je ne suis pas sûre que ce soit lui, car il est passé trop vite et que j’étais un peu dans le gaz…donc à qui veut croire ! Ca faisait donc à peu près 24 heures qu’on était en chemin et on n’était pas encore arrivés ! La deuxième partie du vol, de Hong Kong à Auckland, est passée un peu plus vite, parce qu’on s’est écroulés dans nos fauteuils. On n’en pouvait plus, on a dormi comme deux bébés. Et a midi (heure locale –minuit à Strasbourg), on arrivait, tout courbaturés !
Auckland et la recherche du Van. (octobre 2003)
L’arrivée du ciel sur la baie d’Auckland a été extraordinaire. De la verdure, de la mer et ensuite une ville tentaculaire qui s’étale à perte de vue….toute basse car les maisons ne sont qu’à un étage, sauf le CBD et la Sky Tower (d’où on peut se jeter pour quelques dollards). Bref, le soleil brillait, c’était le début du printemps et tout avait l’air accueillant. A la sortie de l’avion, aucun problème : les bagages étaient là, sains et saufs. On a sauté dans un taxi et le chauffeur, qui devait être indien ou pakistanais a essayé de nous faire la causette. Sauf que nous on ne comprenait pas grand chose,on devait vraiment être creuvés. Il nous a gentiment déposé devant le Brown Kiwi, ce qui est censé être le backpacker le plus ‘hipe’ (prononcer haipe) de la ville ! Apres 35 heures de voyage et la tête à l’envers, voilà où on a atterri : une communauté de jeunes hippies, tout droit sortis du film ‘la plage’. Ils s’y croyaient tous et nous on ne se sentait pas super a l’aise. En plus de ça on avait une sensation bizarre: ça va paraître un peu fou mais on sentait la terre tourner sous nos pieds ! Je ne sais pas si c’est un truc normal quand on va dans l’hémisphère sud pour la première fois, en tout cas, c’était pas très agréable. On était donc dans ce backpacker à halluciner quand soudain nous fîmes notre première rencontre : végétarien, non alcoolique, bouddhiste, voyant à ses heures perdues, et PARISIEN….Autant dire qu’on était ravi. C’est pas qu’on n’aime pas les végétariens (j’en suis), c’est vrai qu’on préfère les alcooliques, Richard Gere est bouddhiste, et les voyants ne sont ils pas utiles à la société ? Mais nous on est là pour apprendre l’anglais et rencontrer des autochtones, alors on peut dire qu’avec celui là c’était loupé !!!!
A part ça, l’auberge était pas trop mal finalement. La chambre était propre et confortable, ce qui est l’essentiel, non ? Vu que j’avais réservé par Internet et que ça ne se passe jamais comme on le souhaite, le gars de la réception ne nous avait réservé qu’une seule nuit. Petit moment de stress à se demander où on va crécher la nuit prochaine et surtout combien de temps il va falloir trimbaler les 30 kilos et plus de sacs. Heureusement, nous avons une bonne étoile et ce même gars nous a aidé à réserver dans un autre backpacker à 10 minutes à pied. Et là, bonne surprise : pas de communauté de hippies, mais au contraire un endroit sympa ou chacun menait sa vie et ou personne ne venait te déranger. Un endroit où on s’est senti tout de suite bien. Il y avait une cuisine vraiment bien aménagée alors on s’est fait quelques bons petits plats (pâtes sauce tomate, le plat préfère de Jérémy, Gnocchi à la sauce aux champignons, méga omelette, etc.). Bref, on prend soin de nous, ce qui passe évidemment par nos estomacs. On est resté toute la durée de notre séjour dans ce backpacker – Uenuku Lodge, ce qui signifie arc-en-ciel en maori – sur Ponsonby road, un des quartiers les plus à la mode d’Auckland. Il faut dire qu’on était à 15 minutes à pied du centre ville et sur une ligne de bus qui fait tout le tour de la ville –the Link.
Notre première approche de la société néo-zélandaise s’est vraiment bien passée : Auckland a beau être une ville de type américaine (c’est l’urbaniste qui parle), ça n’en reste pas moins une grande ville de pays développé. Il y a donc tout comme chez nous, sauf que ça s’appelle différemment. C’est exactement ça la mondialisation. Il y a tout pareil, tout partout ! Merci l’économie libéraliste : on se sent chez soit partout. J’exagère un peu. Mais c’est vrai que le dépaysement n’a pas été total. Qu’on le veuille ou non, on regarde tous des séries TV américaine ou des films hollywoodiens, alors des larges rues qui montent et qui descendent, on en a déjà tous vu, non ? Et puis des énormes caisses garées devant de mignonnes petites maisons à un étage aussi. Et pourtant on s’est senti tout de suite bien. En deux jours on avait repère le chemin, des magasins et de très bonnes boulangeries. Ca a du bon les plans de rues en damier…aucun problème pour se repérer !
En visitant et en se baladant, on s’est doucement approprié ce grand espace urbain. Quelle phrase pédante ! 5 ans d’études, ça déforme le raisonnement !!
Voila ce qu’on a vu d’intéressant : au centre ville, on n’est pas monté en haut de la Sky Tower (pour ce genre de truc touristique, on préfère attendre nos familles…histoire de ne pas refaire les trucs 36 fois !). Mais on s’est baladé le long du front de mer et dans le quartier qui a servi de base de départ pour l’America’s Cup.
Un après-midi, on a pris un bus qui nous a emmené sur la plage la plus fréquentée d’Auckland, Mission Bay Beach. Notre vraie première approche de l’océan ! C’est un endroit tranquille où les gens se posent surtout le week end ou en fin de journée, en famille ou pour faire du sport. Bref, on a tout de suite compris le genre de qualité de vie qu’ils pouvaient avoir. C’est pas le pied ça de sortir du boulot et être a la plage ?
Une journée, on est allé, en Ferry, sur Waiheke Island. La plus grande île de Hauraki Gulf (la baie d’Auckland). C’est une île paradisiaque où les habitants produisent du vin délicieux. Vraiment ! Ce jour là on a croisé un coq et on s’est posé une partie de l’après midi sur une plage de sable blanc magnifique !!! Le soleil tape très fort ici, à cause du trou de la couche d’ozone qu’il y a au dessus de l’Antarctique. Et ce jour là, on s’est rendu compte que notre crème indice 20 ne suffisait pas. On en a achèté une locale produite par la Cancer Society, indice 30.
Un soir, on a enfin vu Helen, la nana que j’avais rencontré à un séminaire en Espagne. Elle nous a emmené manger un Fish and Chips cuit dans de l’huile végétale, parce que les autres c’est dans de la graisse animale degueu (Bonzo Burger, 439 Mont Eden Road). On l’a pris à emporter et on l’a mangé sur le Mont Eden, une colline qui surplombe la ville. La vue y est magnifique. Auckland s’étale vraiment sur des kilomètres et des kilomètres En ce qui concerne Helen, on s’est débrouillé sans elle. Et on ne l’a pas revu depuis. Elle nous a juste donné son adresse pour qu’on puisse se faire envoyer nos papiers de la banque et notre numéro IRD (qui va nous permettre de travailler…dans un futur encore lointain !).
Voila pour les visites intéressantes. On ne voulait pas explorer à fond, parce que sinon on ne découvrira plus rien quand les parents de Jérémy viendront et quand ma mère et ma soeur seront là…on a hâte !
En ce qui concerne les détails plus pratiques et nettement moins passionnants (à écrire et à lire), vous pouvez vous referez au texte de Jérémy. Je plaisante. Mais c’est vrai que c’est le roi du détail pratique !
Juste un mot sur la banque. On avait pré-ouvert notre compte à la National bank of New Zealand par telephone. A l’arrivée, il faut simplement présenter quelques papiers : justificatifs de domicile en France, RIB, photocopies du passeport et du visa. Et puis on reçoit une carte de crédit et un chéquier par personne (on a ouvert un compte joint). Le système de carte de crédit est un peu différent : cela s’appelle EFTPOS. Tu peux payer et retirer de l’argent dans les magasins sans fraits. Vous avez bien lu. Vous êtes dans une boutique, vous achetez un truc, et à la caisse vous pouvez demander du liquide. C’est hyper pratique ! Ca évite d’aller aux guichets de la National Bank, aux autres on paye une com.
Pour ce qui est des informations de voyageurs, il y a deux centres à connaître : le centre d’information touristique. Il y en a un à la Sky Tower et un autre prêt du port. Vous pouvez y trouver tous les dépliants possibles et imaginables du pays. Vous pouvez aussi y booker toutes sortes d’activités. Il y a des cartes, des plans, bref tout ce dont on a besoin pour visiter intelligent.
Le travellers Contact Point se situe 87 Queen street (tel : 09 300 71 97). Ca sert de poste restante, de petites annonces (logements et jobs), etc. Ils aident à rédiger et faxer des papiers administratifs. Bref, c’est un endroit super pratique où les gens sont vraiment serviables. Et quand tu débarques dans un nouveau pays, ça peut être très utile.
Je dirai un dernier mot sur les guides à emmener : Lonely Planet, of course. On a aussi le Petit Futé, mais il est vraiment nul : les adresses sont les même que dans Lonely et les détails plats. Sur place on a acheté un guide du Camping pour île du Nord (le même pour île du Sud) et on s’en sert vraiment beaucoup. Il y a toutes les adresses des campings classées par région.
Revenons à nos moutons. A Auckland, qu’est ce qu’on a encore fait ? On a cherché le Van bien sur ! Ce qui n’a pas été une mince affaire. C’est vraiment la galère et des poubelles on en a vu ! Ajouter à cela qu’on parle pas super bien anglais…alors le vocabulaire automobilistique. Conclusion, de petites annonces en désespoir, on a opté pour le top : un Van Toyota HIACE (prononcez à la japonaise Haiache), number one in New Zealand. Et bleu ciel, s’il vous plait ! Bon, il est pas tout neuf, mais il nous plait bien –c’est tout ce qui compte, non ? Ce qui nous a surtout décidé c’est sa taille : 9 places dont 6 qui se transforment en couchette (on a un lit Queen Size !). Alors quand nos familles viendront, ça fera minibus touristique ! Vous êtes donc tous les bienvenus en NZ, pas de problème de place !
Avant de partir, il a encore fallu qu’on l’équipe. On a acheté une tente et un camping-gaz, deux caisses pour ranger la nourriture, quelques ustensiles pour cuisiner et quatre coussins pour être aussi bien que dans un canapé.
Et puis on a surtout appris à conduire à gauche. On a pris une assurance, parce qu’on n’est pas fous. Le plus dur, c’est que tout est inversé sur cette énorme voiture (9 places, c’est long), même les clignotants sont à droite du volant !!!! Mais bon, no souci, maintenant on maîtrise…..surtout Jérémy. Parce que moi, j’évite de faire des créneaux inutiles.
C’est tout pour Auckland, direction l’aventure. 8 jours ici, ça nous a quand même suffit. On était impatient de découvrir le reste du pays. On a décidé de commencer par faire le tour de l’île du Nord. 1ere étape : Coromandel Peninsula. Pour les curieux, allez sur un site où il y a une carte de la Nouvelle Zélande et regardez, c’est au sud-est d’Auckland…
Novembre 2003
Nous avons passé tout le mois de Novembre à silloner l’île du Nord, la plus peuplée du pays. Sur plus de trois mille kilomètres, nous avons tour à tour longé de superbes plages, traversé de nombreux parcs naturels, visité bien des villes… Bref, un périple enrichissant à tous niveaux. Afin de vous en faire part, nous avons choisi de vous raconter ce qui nous a le plus marqué : pas de journal au jour le jour, mais une sélection des temps forts de ce merveilleux voyage !
Les plages et l’océan
Tout le monde sait que l’Alsace n’est pas une région maritime. Or nous, on adore la mer. C’est pourquoi on a choisi de commencer notre route en longeant la côte pacifique. On a donc quitté Auckland direction l’Est et la Péninsule de Coromandel par la Pacific Coast Highway. Pas une minute nous n’avons regretté notre choix : un paysage magnifique s’est offert à nous ! Des petites criques bordées d’une eau turquoise, des fleurs aux couleurs flamboyantes (et oui, au mois de Novembre, c’est le printemps ici). Plus on roulait, plus on était emerveillés. Exactement, ce dont on avait toujours rêvé. ‘L’océan pacifique’ fait partie des expressions qui font rêver, non ? En plus, sur cette route, une des nombreuses ‘scenic routes’ du pays, de nombreux points de vue sont aménagés. On a donc pu admirer le paysage autant qu’on voulait. Et c’est de ces ‘lookout points’ qu’ont été prises de nombreuses photos que vous avez pu voir. Bref, pour une première approche de l’océan pacifique, c’était génial. La seule déception a été la température de l’eau. C’est vrai, on se voyait déjà en maillots de bain en train de barboter dans l’eau. Et bien non ! Elle était bien trop froide. Nous on s’était cru en Polynésie. On avait oublié à quel point la Nouvelle Zélande est proche du Pôle Sud ! Ceci mis à part, notre trip en Van commençait plutôt bien. On avait de la musique à fond, on était content de rouler à gauche sur de petites routes, et le soir venu, on n’avait plus qu’à se garer, à rabatre les sièges, à fermer les rideaux et à dormir !
Après la Péninsule de Coromandel, on a continué à longer la côte de Bay of Plenty. Pour la petite histoire, ce nom a été donné à cette région par le Capitaine Cook lorsqu’il a découvert le pays car c’est une région agricole très prospère (par opposition, Poverty Bay existe aussi, elle se situe dans la région de Gisborne, on en parlera plus tard). Pour en revenir à nos moutons (c’est le cas de le dire en Nouvelle Zélande), les plages de Bay of Plenty sont de vastes étendues de sable doré. Mais vraiment énormes ! On a été très impressionnés.
Le Skydive : la plongée céleste
Ça faisait longtemps que ça nous titillait…mais c’est toujours très différent quand on passe à l’action. Là, on a décidé de franchir le cap sur un vrai coup de tête. On était dans un camping très sympa près du lac Taupo, quand on a rencontré un couple de bretons qui était venus passer leur lune de miel en NZ. On tchatche et ils nous racontent que le lendemain ils vont sauter en parachute ici, à Taupo, car c’est un des meilleurs endroits du pays : tu sautes au-dessus du lac pour à peine 100 euros !! Bref, ni une di deux, on a reservé pour le sur-lendemain.
Tarmac à fond dans les watts, on y est allés plus forts que jamais. On n’a pas réfléchi, ni stressé, on était juste hyper exités ! Une fois sur place, on a été briefés en deux minutes, on a regardé une vidéo de soit disant sécurité, passé une combinaison, des gants, un casque, et hop, en route pour les air à bord d’un tout petit coucou. Mon tandem s’appelait Archie, un australien qui en était déjà à son dizième saut dans la journée. Il était super relax et m’a offert un tic tac pendant qu’on montait en altitude. Moi dans ma tête, je pensais : surtout ne t’étouffe pas avec le tic tac, c’est pas le moment. Il faut dire que j’étais en pleine phase de stress. Jérémy était positionné pour sauter en premier, moi en troisième (on était quatre à sauter en même temps) et le voir sortir de ce petit coucou pour tomber dans le vide, j’ai trouvé ça fou !! A ce moment, je me suis dit qu’on devait être complètement tarés… J’ai versé une larme pour évacuer ma peur, j’ai respiré à fond et on a sauté. A plus de 12 000 pieds, il y 45 secondes de pure chute libre avant d’ouvrir le parachute. J’avais les oreilles complètement bouchées et Archie me disait « just relax, it’s cool ». Mais ce n’est qu’une fois le parachute ouvert que j’en ai vraiment profité. Là on a vraiment l’impression de voler : c’est merveilleux !!!
La vue sur le lac était magnifique, le sol se rapprochait à une vitesse folle et je voyait Jérémy en tout petit qui m’attendait… L’atterissage s’est bien passé. Et on n’a pas vomi, même s’il faut admettre qu’on avait l’estomac tout retourné.
En conclusion, j’ai vraiment été contente d’avoir eu le courage de sauter, et j’attends avec impatience l’arrivée de ma soeur Nath pour pouvoir recommencer !
Voici l’adresse du site internet de la société avec laquelle on a fait notre batême de l’air: www.skydive.net.nz
Wanganui River, l’ultimate experience.
Dans le Lonely Planet, il est écrit que tout le monde peut faire cette randonnée : pas besoin ni d’expérience, ni de conditions physiques particulières. Il faut ajouter que Wanganui Journey fait partie des 9 grandes randonnées à faire absolument dans ce pays. Alors Jérémy et moi, on s’est dit : ça peut être cool et sympa, allons y !
Pour descendre la rivière, on avait le choix entre trois ou cinq jours. Les opérateurs vous louent le matériel (canoës, containers étanches, une carte) et vous emmènent au point de départ choisi selon le jours de randonnée souhaités.
Moi j’avais dit « je cois que trois jours suffisent, non ? On n’a jamais fait de canoë avant, voyons d’abors si ça nous plait ».
A ça Jérémy a répondu « déjà qu’on le fait autant y aller cinq jours, c’est mieux ! ». Moi pas contrariante, j’ai dit ok………….. et j’ai regretté !!!
Ça a été la pire expience de ma vie. Sans exagérer, je n’en ai jamais autant bavé. Une vraie descente aux enfers. Je suis traumatisée et j’ai encore du mal à en parler. Au total, en cinq jours, j’ai failli mourir trois fois, et ajouter à ça un danger constant. Je vais essayer de m’expliquer : la rivière Wanganui est aussi appelée le Rhin de l’hémisphère sud. Elle prend sa source dans la vallée volcanique du Tongariro National Parc et a d’inombrables affluants. Conclusion, trois semaines avant qu’on parte, il y a eu une crue centenaire qui a innondé et détruit une grande partie des berges et des accès aux camps. Sauf que ça…personne ne nous l’a dit !! Vous imaginez dans quel état on a trouvé cette rivière : un débit de fou avec pleins de choses chariées par les eaux (troncs d’arbres, moutons et vaches noyés). Le vrai cauchemar. Bien évidemment, pour couronner le tout, on n’avait jamais fait de canoé. Ce qui fait qu’à peine une heure après être partis, le canoé s’est retourné et on s’est retrouvé dans l’eau, en plein dans les rapides, à devoir nager en s’accrochant aux containers.
Première frayeur : j’ai failli m’éclater contre un rocher. Jérémy essayait de pousser le canoë pour l’éviter en hurlant « Mel, le rocher, le rocher ! ». Je l’avais vu, mais je ne pouvais rien faire, les courants étaient trop forts et l’eau trop froide. Ce n’est qu’à la dernière minute qu’on l’a évité… volonté du saint esprit ?? Bref, à peine partis, une partie de nos affaires étaient trempées et on était bien calmés.
Je ne m’étendrai pas sur l’état des berges boueuses et glissantes, sur nos conditions plus que rudimentaire de campements, sur le mauvais temps qui nous a suivi tout au long de notre périple, sur la couleur de l’eau sur laquelle on passait plus de 5 heures par jours à pagailler comme des fous…je vous laisse imaginer. Tout ce que je sais, c’est qu’on a développé un sacré instinct de survie et une entraide incroyable. Ça soude un couple !!
Deuxième catastrophe : le troisième jour, j’étais tellement épuisée que je ne tenais plus sur mes jambes. Sur une des berge, j’ai glissé et j’ai failli me briser le crâne sur la roche. Je me suis fait vraiment mal, mais heureusement rien de cassé. A partir de ce moment, c’est Jérémy qui portait tous les containers du canoé au camp le soir et vice et versa le matin. Il a été extraordinaire ! Le troisième coup de grâce a été le pire. L’avant dernier jour, sur la carte qu’ils nous avaient fourni, il était question d’un Whirlpool. Non ça n’est malheureusement pas une marque d’électromémager… ça veut dire tourbillon en anglais ! Brrrrr, c’est encore dur d’en parler… ça rappelle de trop mauvais souvenirs. Bref, pour faire court, il y avait un énorme tourillon à droite dans la rivière. On a essayé de l’éviter. Mais il nous a emporté. Et nous a projeté sur un énorme rocher. Moi j’étais à l’avant du canoë. J’ai vu le rocher se rapprocher. Se rapprocher. Et on ne pouvait rien faire. Le Whirlpool nous emportait. L’horreur.
Là encore, à la dernière seconde, le canoé a devié. On ne sait pas comment. Jérémy dit que c’est parce qu’il pagaillait fort. Moi je crois definitivement à ma bonne étoile. Après ça j’ai craqué, j’ai hurlé puis j’ai pleuré. J’étais vidée.
Je vous renvoie au texte de Jérémy pour la fin du voyage, qui n’as pas été de tout repos !! La morale de ce trip délivrance, comme dirait ma soeur Nath, c’est qu’on s’est bien calmé. On est arrivé ici débordant d’adrénaline. Et bien maintenant, on ne recherche que calme et sérénité.
Windy Wellington, la capitale venteuse
Avant de parler de la capitale, un petit mot sur mon anniversaire (qui était le 15 novembre). On l’a fêté dans un resto de fruit de mer et après on est allé voir un match de rugby dans un bar. C’était sympa, mais j’ai quand même eu un peu le blues. Dur, dur sans les siens !
En ce qui concerne la capitale, quoi dire ?
On y a surtout passé beaucoup de temps sur internet, pour vous envoyer les premières photos et les annoter. Mais on a aussi pris le temps de visiter… Ce qui nous a surtout fait du bien, c’est d’être dans une grande ville. Parce qu’après ces cinq jours dans la brousse, il nous fallait de la civilisation. On a d’ailleurs pris une chambre dans un backpacker, histoire de se reposer dans un vrai lit. On est aussi allé au ciné voir Matrix. A ce propos, aller impérativement faire un tour sur le site www.themeatrix.com (je suis bien contente de faire partie des végétariens depuis déjà 6 ans). Bref, un retour à la vie citadine, ça nous a fait beaucoup de bien !!
On a aussi passé pas mal de temps dans le musée national Te Papa. www.tepapa.govt.nz L’entrée y est gratuite, donc tu peux aller et revenir comme tu veux. Et il y a plein de bornes interactives. On découvre donc l’histoire du pays (les premiers colons européens), l’art et les traditions maoris, la géologie chaotique, la vague d’art moderne, etc… Bref, il y a tant de trucs à voir, c’est vraiment un super musée.
La ville en elle même est très jolie : une architecture moderne se mèle à de bons vieux gros bâtiments, et le résultat est vraiment réussi. Le seul truc qui cloche à Wellington, c’est le temps. Il fait moche la majeure partie de l’année et le vent souffle 364 jours par ans. Pour annecdote, dans les années 60, le vent a soufflé tellement fort (360km/h !!!), qu’un ferry qui effectuait sa traversée vers le sud a été renversé…Brrr, ça fait froid dans le dos.
www.wellingtonnz.com le site officiel
whatson.wellington.net.nz pour savoir ce qu’il s’y passe
homepages.ihug.co.nz/~seebee c’est une webcam installée sur le port
On a donc quitté Wellington, direction l’ile du Sud … l’aventure continue !!
Décembre 2003
Nous avons passé tout le mois de décembre à sillonner l’île du Sud, la moins peuplée du pays. C’est vraiment une contrée différente de l’île du Nord. Vastes étendues sauvages sans personnes. Les paysages sont splendides et on sent la puissance des éléments qui nous entourent.
L’arrivée dans l’île du Sud – Te Waipounamu – et les Marlborough Sounds
C’est le 24 novembre 2004 que nous avons quitté Wellington, direction l’île du Sud et la ville portuaire de Picton. La traversée en ferry du détroit de Cook dure a peu près trois heures mais malheureusement, nous n’avons pas pu profiter de l’arrivée vers les Marlborough Sounds, qui parait-il sont magnifiques…nous sommes arrivés de nuit, à 4 heure du matin. (Restriction budgétaire oblige, on a choisi les billets de ferry les moins chers, qui sont souvent la nuit. A ce propos, pour réserver par internet : www.interislandline.co.nz
Mais dès le lendemain, on a compris… C’est pas évident de decrire tous les paysages. Et à part magnifique, superbe et merveilleux, je suis à court d’adjectifs. Je vous renvoie donc aux photos du mois de décembre dont voici l’adresse internet : photos du mois de décembre
Bref, on a longé ce qu’ils appellent les « Sounds », et qui sont des fjords (pour ceux qui sont allés en Norvège, vous savez de quoi je parle) en empruntant la Queen Charlotte Drive, qui est une scenic route. On a tout de suite été séduit par d’inombrables petites criques, et on a encore une fois essayé de se baigner…sans succès, l’eau était encore trop froide. Mais on s’en est pris plein la vue quand même !
Pour le petit conseil culinaire : la ville de Havelock, qui se situe sur cette route, est la capitale mondiale de la moule géante verte ! Moi je n’ai pas pu en manger (trop grosses), mais Jérémy a adoré sa casolette au vin blanc et à la bière…beurk.
La sympathique ville de l’amiral Nelson
On s’est tout de suite senti bien dans cette petite ville. On y est d’ailleurs revenu plusieurs fois, et on y a passé le réveillon de Noël.
Il n’y a pas grands choses d’extraordinaires à y faire, mais c’est tout simplement sympa. On y trouve un centre ville très agréable où on peut flaner, une cathédrale un peu kitche et un beau jardin botanique. En plus, le temps y est vraiment beau ; ils font d’ailleurs pousser beaucoup de vignes dans le coin. Voilà Nelson. Que dire de plus ?? Une seule réponse : www.nelsonnz.com/nelson/index.html
Je vais quand même vous raconter notre Noël. L’après midi du 24 décembre, on a craqué, on est allé voir le troisième volet du Seigneur des Anneaux –grandiose !! Et le soir, on a diné dans un restaurant indien…on s’est dit que déjà qu’on loupait la grosse bouffe autant faire totalement exotique. C’était un excellent repas, arrosé de bon vin (ici, tu peux acheter ta bouteille et l’emmener dans le resto : ça s’appelle Bring Your Own, il te charge juste le prix du débouchage et les verres. Mais au moins tu es sûr d’avoir du pinard correct !). Après quoi, on est allé admirer le coucher de soleil sur la mer…
Un Noël bien différent des soirées au chaud, à table, bien typiques de chez nous. On n’a pas dit que la famille ne nous avait pas manquée !! Mais c’était une soirée sympa quand même.
Une dernière petite chose sur la ville de Nelson : c’est là qu’on s’est ENFIN baignés. On a pris tout notre courage à deux mains… -mis nos combinaisons-, et on a couru à l’eau sans réfléchir. Ça nous a fait du bien, parce que ça faisait deux mois qu’on tournait autour de la mer sans pouvoir y mettre un orteil.
Les eaux de Kaikoura
Kaikoura, un ancien village de pêcheurs situé sur la côte est de l’île, est mondialement connu pour être un des seul endroit d’où l’on peut observer des mammifères marins. En effet, la présence de cette vie marine si riche est dûe à une profonde faille océanique (10 000 mètres) et à la rencontre de courants chaud et froid, ce qui force les nutriments à monter à la surface. Dans les eaux de Kaikoura, on peut observer des cachalots, différentes sortes de baleines, des orques et plein de dauphins !! Qui ne rêve pas de voir, de ses propres yeux, et en vrai de tels animaux ?? Conclusion, on n’a pas hésité… et on a payé le prix fort (il n’y a qu’un opérateur qui organise des sorties en mer pour aller observer les cachalots: www.whalewatch.co.nz
Opérateur qui soit disant fait vivre toute la communauté… (vive les projets de développement local basé sur le portefeuille du pauvre touriste !).
Bref, c’est pas tant le problème…j’ai honte de le dire, mais Jérémy et moi, à peine montés sur le bâteau super moderne et super rapide, on s’est sentis mal. Et pas le petit mal de mer qui passe quand tu regardes l’horizon et que tu respires à fond. Non, la vraie gerbe dans le sachet prévu pour !! Et bien évidemment, on était les deux seuls du bâteau !! Conclusion : quand on pouvait appercevoir la queue du cachalot et que tout le monde prenait des photos, nous on était acrochés à nos sachets… quel dommage !
Une consolation est qu’on a quand même vu des dauphins, ce qui n’est pas rien !
Après quoi on a quitté Kaikoura, direction Christchurch, plus de 150 kilomètres au Sud. Et au bord de la route qui longe la côte pacifique, on a fait une rencontre magique : une colonie de phoques se trouvait sur des rochers. Il y en avait au moins une trentaine !! C’était génial de pouvoir voir ces animaux en liberté, évoluer dans un espace naturel : certains dormaient, d’autres jouaient entre eux, d’autres encore se baignaient. Bref, on est resté un temps fou à les observer.
L’île de Sud est vraiment sauvage. Les animaux y sont en sécurité car ils sont protégés. La Nouvelle Zélande a compris à quel point il est important que la nature reste naturelle !! Et l’organisme qui s’occupe de ça est le Department of Conservation. C’est lui qui gère et aménage les parcs naturels, qui surveille la bonne cohabitation du développement touristique avec la préservation de la nature. Bref, il est très important dans ce pays et l’on en trouve de nombreux bureaux d’information. www.doc.govt.nz/index.html
Christchurch
A Christchurch, on a eu beaucoup de chance. A peine arrivés dans le ville et garés au camping, le Van ne démarrait plus ! On va demander au gérant du camping s’il connait un garage sympa et là, il nous donne l’adresse de Bruce le super mécanicien qui habite à deux rues. On y va et Bruce nous répare le demareur et nous change une pièce pour seulement 40 dollards, soit 20 euros ! Miracle ? Non, ici tout le monde sait bidouiller dans son moteur et nous, on a un van toyota modèle Hiace, le plus répandu dans le pays…donc pas de soucis pour les pièces détachées.
Voilà pour la petite histoire.
Je reviens à Christchurch. C’est la plus grande ville de l’île du sud, mais c’est aussi la ville la plus europénne du pays. Dommage que le climat y soit mauvais…car il faut rappeler qu’on n’est pas trop loin du pôle sud ! www.christchurch.org.nz
Ceci mis à part, le centre ville est vraiment joli. Il y a une belle cathédrale et une belle place centrale…ça rappelle quelquechose ? Coïncidence ? Mais il y a un ancien tram qui fait un petit tour de trois kilomètres et aussi une rivière qui coule au centre ville. On peut même y faire un tour en gondole…mais le gondolier ne chante pas.
Bref, on s’y est beaucoup baladé, tellement on s’y est senti bien !
On a aussi adoré l’énorme jardin botanique, qui fait de Christchurch le jardin de Nouvelle Zélande. On doit la magnifique roseraie à l’héritage anglais, d’ailleurs très présent dans la ville. Toujours sur le même site de photo, vous pouvez admirer nos essais artistiques.
Aux alentours de Christchurch, dans la Péninsule de Banks, formée par une vieille éruption volcanique, il y a un petit village français nommé Akaroa. On a lu ça dans notre guide touristique, alors chauvins comme on est, on y est allés. Et bien, à part un café Tour Eiffel, quelques noms de rues et un panneau publicitaire pour une station service, aucune trace de notre chère patrie. Mais la route à travers la péninsule était agréable…donc ça valait quand même le détour. Et voici la preuve qu’on ne raconte pas n’importe quoi : www.akaroa.co.nz
Abel Tasman Coastal Track
Un des temps forts de ce voyage.
Ça a été une randonnée vraiment cool. Pas de stress cette fois, ni de peurs…que du bonheur. De beaux paysages, une mer turquoise et des plages dorées. Peut être le seul hic : nous avions acheté de pauvres sandales qui m’ont fait de terribles ampoules. Donc j’ai fini par marcher en chaussettes. Mais après l’expérience de Wanganui (cf.mois de Novembre), rien de terrible.
La rando fait 45 kilométres au total, et on avait 4 jours, donc c’était un rythme bien tranquille : pause plage et campement agréable ! Surtout le dernier soir où on s’est retrouvés seuls sur une petite plage privée. On ne pouvait y accéder qu’à marée basse. Au réveil, on a ouvert la tente et on avait la plus belle vue du monde…
Cette randonnée fait aussi partie des 9 Grandes du pays, et on comprends pourquoi. Et pour les mordus de rando, voici quelques infos : www.tramper.co.nz
Pour situer, c’était entre Noël et nouvel an. Après quoi, on est retourné dans l’île du Nord…