2003 en NZ – Jérémy
Carnet de voyage en Nouvelle-Zélande par Jérémy, fondateur du site Pacific Art. Nous (Jérémy et Mélisa) sommes partis de France le 17 octobre 2003 pour passer un an en Nouvelle-Zélande. Ce carnet de voyage raconte mes 3 premiers mois en Nouvelle-Zélande.
Je vous recommande aussi de lire le carnet de voyage de Mélisa qui est complémentaire au mien.
Avant le Grand Départ. (Septembre 2003)
Une année entière en Nouvelle-Zélande. Comment ce grand voyage a commencé ? On a envoyé nos passeports fin avril pour avoir un Visa de travail d’un an. Et bingo. Une petite semaine plus tard on recevait par la poste un aller simple pour la Nouvelle Zélande. Pour ceux qui en font la demande, le visa se trouve à l’intérieur du passeport. C’est bon à savoir parce qu’au début nous on a cru ne pas faire parti du peu de privilégiés qui reçoivent le VVT.
Il a fallu organiser un minimum notre voyage. Mettre de l’argent de coté. Suffisamment pour se la couler douce une petite année. Dur, dur. Faut penser à trop de choses, l’assurance, le compte en banque, trouver un aller et retour pas cher, louer l’appartement, vendre la voiture (désolé j’ai pas eu le temps, courage!!!), et j’en passe. Pour ceux qui n’aiment pas faire les boutiques, c’est foutu d’avance. Tu passes et repasses dans les magasins et zones industrielles pour t’équiper au mieux et pas trop cher. Une bonne veste, des bonnes chaussures, des pantalons qui tiennent la route, et bien sûr trouver le sac de voyage. A ce sujet, je me suis un peu planté. Au départ on voulait partir avec un sac à dos. Oubliez cette idée. Il faut partir avec un sac à roulettes. On a donc dû, trois jours avant le départ, retourner à Andaska pour échanger notre sac à dos contre un sac à dos plus petit (40 litres) et un sac-valise (90l). C’est la meilleure idée qu’on ait eu. Trop facile pour le transport. Par contre les sacs ici sont mieux pensés qu’en France. Surtout les sacs à dos. Nous on a pris un sac Lafuma 40l avec un système anti transpiration. Pas pratique. A oublier.
Mel écrit plus perso. Moi je fais dans le pratique technique. Promis je vous aime tous quand même.
Bon, bon c’est pas tout. Faut parler des adieux. Je vais ouvrir mon coeur même si je suis un mec. Ecrire fleur bleu et chanter bohême.
Partir. C’est pas une partie de plaisir. On passe des supers moments mais on sait que le départ approche. Je tiens à remercier tout le monde pour l’été absolument fabuleux que j’ai passé. Ca a été le meilleur depuis que je suis à Strasbourg. Merci à tous pour mon anniversaire. Grâce à vous j’ai pu m’acheter l’appareil photo de mes rêves. Il marche super bien pour l’instant. Pourvu que ça dur. Faut dire que j’en prends soin. Mel vous en parlera sûrement…
La dernière semaine a été terrible. J’en suis sorti vidé. Tout les soirs une autre soirée. On a vraiment eu du mal a gérer le départ à partir de ce moment là. On prévoit mais il reste toujours des choses à faire. Surtout lorsque tu rends ton appartement à des nouveaux locataires. C’est vraiment dur de gérer car il faut penser comme un demménagement, le voyage en plus. Tu ne peux pas ranger tes affaires avant la veille. Impossible. Faut faire des machines de linges à gogo et prévoir toutes tes fringues. Sans les mettre dans des cartons. Sinon plus possible de les récupérer. Et oui puisque les cartons sont chez les parents. Donc le jour où on a rendu l’appartement on a dû appeler mes parents à la rescousse pour nettoyer. Ca fait quand même un peu bizarre de se retrouver dans le couloir avec ses cartons, la porte de l’appartement fermée avec deux locataires à l’intérieur. On n’avait même pas fini de tout transporter qu’elles nous avaient fermé la porte au nez.
Le jour du départ je suis allé manger à midi avec mes parents puisque je devais leur ramener la voiture (pour la vendre). Notre train partait à 14h30. Je suis arrivé à 14H15. J’ai cru que j’allais me faire tuer par la famille de Mel. Après des adieux avec quelques larmes, on s’est jettés dans le train pour trois jours de voyages. On a vu Monsieur Fonné courir sur le quai de la gare pour finalement nous rater de peu. On t’a vu Cédric…merci d’être passé. Une demi heure plus tard, j’ai vu ma grand mère le long du trajet puisqu’elle habite le long de la ligne Strasbourg – Paris. Les bras en l’air en train de sauter, un bonnet sur la tête. J’ai vraiment une grand mère géniale (je l’embrasse très fort au passage). On s’est assis pour ce détendre un peu. Histoire de décompresser. J’ai voulu prendre un mouchoir et au surprise dans ma poche…les clés de chez mes parents et surtout les deux unique clés de la polo. Pas cool. En plus la polo est dans le garage devant la voiture de ma mère. Donc pas possible de la bouger.
L’arrivée a Paris a été pas mal non plus. On a pris le taxi avec Daisy. Place de la République un bordel pas possible à cause d’une manif des intermittents du spectacle. Allez les gars c’est pas grave…exprimez vous. Je préfère encore être bloqué à cause d’eux plutôt que par des grèves injustifiées dans le métro.
Le lendemain rebelote. Apres avoir envoyé les clés à mes parents, direction l’aéroport Charles De Gaulle. Super reportage dans le taxi sur le rugby. Ca valait le prix du taxi. J’ai appris plein de trucs.
Douze heures jusqu’à Hong Kong. On a pris le train pour visiter la ville. Regardez les photos. La ville est hallucinante. Tout en hauteur avec des escalators dans la rue. Une ville de fous.
De retour à l’aéroport où on a squatté pendant encore 8 heures en attendant notre vol pour Auckland. Et là surprise. J’ai vu PRINCE avec sa nana et son garde du corps sur une voiturette en direction d’un terminal. Incroyable ! J’ai peu être pas assez dormi durant le vol ?
Encore 10 heures de vol pour enfin arriver à Auckland dans un état second. Tellement second que je sentais la terre tourner. Mais bon je crois pas que c’était la fatigue. La vitesse de rotation ne doit pas être la même. Si quelqu’un peu répondre à cette question. Est-il possible de sentir une différence entre la France et la Nouvelle Zélande? Bizarre.
Auckland et la recherche du Van. (Octobre 2003)
On avait réservé une chambre double au Brown Kiwi. Vu qu’on a atterri à midi, on s’est dit que c’était mieux d’avoir tout de suite une chambre où dormir. On a pris un Taxi. Pas la navette, sincèrement on était vraiment trop morts. Arrivés au backpacker le responsable n’était pas la. On a dû attendre deux heures avant qu’il n’arrive. Pas grave, on a squatté un peu dans le salon. A la réception le gars n’avait réservé notre chambre que pour une nuit. Du coup il nous a trouvé un autre backpacker pour squatter.
Le deuxième backpacker était vraiment mieux. Pas d’ambiance hippie tout droit sortie du guide du routard expérimenté. Juste des gens cools et sympas. Du coup, j’ai été rassuré pour le reste du voyage.
On a mis une semaine pour trouver le VAN. Auckland est une énorme ville. On a logé au Ponsonby lodge, sur Ponsonby street. Près du centre ville. C’est un bon endroit car il y a une ligne de bus, THE LINK, au tarif unique de 1,20$. Pas trop cher pour faire un tour en ville et pour prendre ses repères. Il faut savoir que la recherche d’une voiture a été un peu facilité par l’office de tourisme. En effet, tu ne déposes plus ton annonce dans tout les backpackers de la ville. Tu déposes ta voiture dans un « car fair » spécialement prévu pour les backpackers (190 Hobson street). Du coup il faut rester toute la journée en attendant que la voiture de tes rêves arrive. Et ça peut être long. Si tu ne trouves pas, tu reviens le lendemain. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tu craques. Honnêtement je pense que c’est un peu plus cher que dans les petites annonces, mais l’avantage c’est que tu bénéficies de plusieurs services. Tu peux demander un examen de la voiture par un organisme indépendant (140$ environ), faire assurer ta voiture, la faire enregistrer. Par contre, il faut savoir qu’il n’y a pas de lois contre les vices cachés ici donc pouvoir faire vérifier la voiture avant de l’acheter c’est vraiment nécessaire. On a craque pour un Van Toyota Hiace bleu ciel de 1989. Neuf places assises. 350.000 km au compteur. En plus à essence. Et boite manuelle à cinq vitesses. En fait on a vu tellement de poubelles qu’on a craqué pour ce Van gigantesque. Le plus drôle c’est qu’il n’était pas vraiment à vendre. C’est le Van de la responsable du car fair. Son mari était venu le soir pour conduire une voiture qu’un couple de français voulait acheter. N’ayant jamais conduit à gauche le mec avait un peu peur de rouler en ville. Du coup le mari est venu pour leur faire faire un tour. Quand je l’ai vu j’ai couru après. Logique c’était le seul van à peu près potable depuis le début de notre recherche. On s’est fait installer des rideaux bleu ciel (55$) au car fair. Indispensable pour avoir un peu d’intimité. Pensez aussi à acheter un pare soleil c’est le complément idéal pour être vraiment chez soi dans son Van. Ensuite nettoyage complet du véhicule. Intérieur et extérieur. On a eu de la chance car on avait pas pensé à vérifier que nos sac à roulettes rentraient bien dans le coffre. Ils passent tout juste. C’est con comme détail mais si tu n’y penses pas avant tu ne peux pas mettre ton sac dans le coffre correctement et pour sortir tes affaires tous les jours tu galères un max. Surtout quand il pleut. On a réussit à les caser en longueur tellement le coffre est grand et c’est vraiment agréable car on peux les ouvrir tout les deux en même temps en les laissant dans le coffre. On a aussi acheté des caisses pour pouvoir ranger sous les sièges. Une bombonne de gaz (vide car à Auckland il est interdit d’avoir une bouteille avec du gaz a l’intérieur) et un double réchaud. Pour l’instant on l’a pas encore utilisé. Il y a tout ce qu’il faut pour cuisiner dans les campings et backpackers. C’est vraiment pas utile comme achat. Sauf pour les gens qui font du camping sauvage. Mais c’est pas autorisé partout. Faudra voir dans l’île du sud.
Pour la conduite à gauche pas trop difficile. Je me suis trompé une seul fois de sens. La vitesse est limitée à 100 km/h sur autoroute et route national, 50 km/h en ville. Le taux d’alalcoolémie autorisé est de 0,8 g par litre de sang. Et il faut savoir qu’il faut toujours se garer dans le sens de la route sinon cela vous coûtera 40$. Les contraventions ressemblent à des petits tickets de caisse posés sur votre pare brise. L’essence est à environ 105 $ les 100 litres et le diesel 60$ / 100 l. L’assurance n’est pas obligatoire.
Pour les gens qui veulent acheter une voiture, faites attention il y a beaucoup de rejet du Japon. Il y a des voitures japonaises dont la ceinture de sécurité est défaillante et tue leur occupant à partir de 59 km/h.
Pour Auckland faut lire le texte de Mel. Il est déjà tout prêt donc je fais une impasse sur cette semaine. Juste un mot sur le saut en élastique de la Sky Tower. Dans tous les livres ils en parlent. Alors moi aussi. En effet tu peux te jeter au dessus de la ville avec un élastique accroché au pied. Mais il y a un détail important que personne ne mentionne, c’est que tu es maintenu de chaque cotés par un câble métallique avec poulie pour ne pas que tu t’éclates sur la tour. C’est mieux pour ta sécurité mais du coup comme c’est un système de roulette ça ralentit ta chute. Tu mets plus de dix secondes pour descendre. Autant dire que t’as le temps de voir le paysage. Je déconseille comme saut. Ca n’a vraiment pas l’air terrible. Surtout que j’en ai vu un de 230 m, mais j’ai perdu l’adresse. Promis je vais la retrouver.
Novembre 2003
Nous avons passé tout le mois de Novembre à silloner l’île du Nord, la plus peuplée du pays. Sur plus de trois mille kilomètres, nous avons tour à tour longé de superbes plages, traversé de nombreux parcs naturels, visité bien des villes… Bref, un périple enrichissant à tous niveaux. Afin de vous en faire part, nous avons choisi de vous raconter ce qui nous a le plus marqué : pas de journal au jour le jour, mais une sélection des temps forts de ce merveilleux voyage !
Gisborne l’horrible !
Après les belles plages et les beaux paysages de Coromandel et de Bay of Plenty, on a décidé d’aller dormir à Gisborne la ville la plus à l’est de Nouvelle Zélande. Ah les belles plages de Coromandel Peninsula. Pour une première destination, c’est vraiment une bonne destination. Une route de montagne bordée d’un coté par l’océan pacifique et ses magnifiques criques ou plage de sable fin et de l’autre la montagne qui te donne la sensation de propulser ton Van vers l’océan. Le plus incroyable a été de voir en face de nous une mutitude de voiture ou 4*4 transportant des bateaux. Et pas le petit bateau qui va sur l’eau, dans le genre barque avec des rames. Non, non, le bateau à moteur Yamaha 150 cheveaux. On n’a pas tout de suite compris mais ici les gens ne s’embêtent pas. Tout se transporte.
Gisborne, Gisborne, …, que dire sur cette horrible ville façon americaine. Beurk ! Peut être que les beau paysages de la veille nous ont sublimé au point de ne plus pouvoir aperçevoir la magnificence architecturale de l’incroyable et monstrueuse Gisborne l’horrible. C’est beau, non ?
Le centre ville est composé uniquement de magasins. Les gens viennent y faire leur shopping et puis c’est tout. Il y a d’horribles lampadères qui servent de décoration. Le plus drôle c’est leur rues se terminent sur rien. Toutes les rues perpendiculaires à la rue principale sont « no exit ». Sinon rien. En fait si, les gens sont particulièrements horribles. Enfin ceux que l’on a pu aperçevoir en quelques heures. Car on a quand même eu le courage de rester dans la ville pour manger une pizza particulièrement grasse et pas très bonne. Donc la pizza avalée, on a décidé de fuire la ville au profit de la campagne avoisinante.
Bon, il semblerait que les plages y soient belles et le temps particulièrement agréable. On a eu aussi le plaissir de voir pour la première fois un maori avec le visage tatoué et ça les amis c’est vraiment imprésionnant.
Pour ceux qui comptent passer par cette magnifique ville et parce que je suis sympa, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site de la ville : www.gisborne.co.nz Et pour les plus intellectuels, Gisborne édite sa propre gazette locale qu’ils appellent ici un journal. Donc voici l’adresse : www.gisborneherald.co.nz
Napier la ville art déco de Nouvelle Zélande
Napier est vraiment beaucoup plus agréable que Gisborne. Et pourtant elles ne sont pas éloignées par beaucoup de kilomètres. Napier est une ville nouvelle. Elle a été reconstruite après un terrible tremblement de terre. La ville a été détruite intégralement. Tout à dû être reconstruit. Et c’est devenu une ville art déco car après ce terrible tremblement de terre, il a été décidé de reconstruire la ville style architecturale art déco qui resemble à Miami en Floride. C’est une ville trés paisible où il y a beaucoup de galeries et de maisons à voir. Même le Mac Do a été construit dans un style architecturale typique. Pour une fois qu’un Mac Do vaut la peine d’être vu !
Il y a aussi un des seuls aquarium de Nouvelle Zélande. Un peu petit, mais agréable à visiter. Il y a des espèces rares comme l’élephant de mer, un couple de kiwi et un octopus.
Je pense qu’un architecte passerait des heures à vous raconter la longue histoire de cette ville, mais étant donné mes connaissances nombreuses et élargies dans ce domaine, je vous conseil plutôt d’aller visiter ce site Internet : www.napier.govt.nz .
Et pour les fondus d’art déco voici une bonne adresse : www.hb.co.nz/artdeco
Il y a aussi de belles plages. Malheureusement on n’a pas pu se baigner même en combi. L’eau est vraiment trop froide en novembre. Mais les vagues sont belles et on peut faire du surf ! En éte ça doit être le pied.
Le Skydive : la plongée céleste
12000 pieds
45 secondes de freefall
5 minutes de descentes
1000 pieds plus haut tu as besoin de bouteilles d’oxygenes.
INCROYABLE!!!!
Je sais pas comment je vais pouvoir vous expliquer cette expérience inoubliable. C’est vraiment un truc de dingue. On est arrivé à 14h00 et notre saut était prévu à 14h30. Aprés quelques présentations et pas beaucoup d’explications (de toute façon je pigeais rien en anglais donc pour moi pas de problèmem, ça changeait rien), on te jette dans un petit coucou direction une altitude de 12000 pieds. Et plus tu montes et plus ton stress monte. Mais bon l’avantage c’est quand même le parachute, au moins si tu as un problème en avion tu sais que pour une fois tu t’en sors vivant. J’étais le premier à sauter de l’avion. Donc pas d’hésitation possible sinon les autres ils ne sautent pas. Et là…la chute. Et comme dirait l’autre, le plus dur c’est l’atterrissage. Pour tout le reste le mieux c’est d’aller voir un spécialiste : www.skydive.net.nz
Personnellement j’ai préféré la chute libre. De pures sensations de vol, à plus de 200 Km/h. La descente en parachute est forte en émotion mais pas aussi folle que la chute libre. On a vraiment l’impression de planner comme un oiseau.
L’atterrissage, c’est juste mettre ses deux pieds en avant et attendre que Greg (mon binome en tandem) fasse le reste.
Rotorua la ville maorie de Nouvelle Zélande
Rotorua est certainement la ville la plus surprenante de Nouvelle Zélande. Pas seulement parce qu’elle est une ville maorie. Mais surtout parce qu’elle est une ville thermale. Dès notre arrivée dans la ville le souffre nous a envahi les narines pour ne plus nous quitter durant tout le sejour. Et oui, surprenent mais vrai, la ville est construite sur une zone volcanique et les émanations continues de souffre emplissent l’athmosphère d’une odeur d’oeufs pourris. Heureusement on s’y habitue rapidement. Aprés avoir traversé quelques rues, on peut s’aperçevoir de l’activité géologique. Dans certaines rues les trottoirs sont creusés par les émanations de souffre. Le macadam s’ouvre comme un petit volcan sous la pression et la chaleur dégagée par la terre.
Comme toutes les villes thermales, Rotorua propose des thermes chauds. Le plus agréable c’est que la pluspart des campings aussi. Nous sommes allé au Cosy Cottage. Un camping où il y a des spas gratuits. Et bien sûr on a craqué et on est allé le soir dans des thermes. C’est sympa. Il y a une grosse odeur de souffre mais l’eau est bonne et chaude. Le hic, car comme toujours il y a un hic, c’est qu’il y a des cars entiers de chinois qui débarquent. Suivant une loi logique de physique, d’un seul coup la piscine ou les bains se remplissent de monde dans un vacarme propre au chinois (Isabelle me comprendra peut être ?).
Comme on est resté quelques jours, on en a profité pour louer des vélos et faire un tour de la ville. C’est vraiment une ville sympathique. Il y a plein de batiments et de musées à voir.
Nous, on a particulièrement aprécié la visite de l’institut d’art maori. www.nzmaori.co.nz Une chose à savoir : si tu viens assez tôt le matin, tu as le droit à un concert maori gratuit. Il y a environ 200 places disponibles. Dans cette institut, il y a une école traditionnelle de sculpture de bois et de jade. Tu peux discuter avec les sculpteurs, mais faut pas déranger le cours ! Il y a aussi une vallée thermale avec des geysers. Un super parcours dans le temps. Et bravo si tu ne craques pas sur un collier en jade car ils ont les plus beau du pays. Ou presque.
Et voici quelques liens utiles :
www.rotoruanz.com le site officiel de la ville
www.newzealandoutdoors.co.nz la page sur les geysers
www.nzmaori.co.nz le site de l’institut maori à Rotorua
Wanganui River, l’ultimate experience.
Alors ça les gars c’était l’expérience la plus difficile de toute ma vie. Tout a commencé après le saut en parachute. Faut croire qu’on avait pas assez évacué d’adrénaline durant le saut en parachute.
Cinq jours de canoë sur Wanganui River voilà notre souffrance. Et pourtant on a tout fait pour partir au meilleur moment. Enfin ce qu’on croyait être le meilleur moment. Parce que personne, ni au centre d’information, ni à la location de canoë, ne nous a prévenu que trois semaines plus tôt la rivière avait été en crue. Mais pas la petite crue, LA crue. La rivière avait triplé ou quadruplé de volume. Et quand tu sais qu’il appelle cette rivière le Rhin de l’hemisphère sud, je vous laisse imaginer le délire.
e premier jour, on est parti confiants. Un peu mefiants, mais confiants. On a remplit deux gros barrils étanches avec de la nourriture, nos vêtements, et deux plus petits avec des ustensiles. La tente était accrochée dans un sac étanche à l’arrière du canoë. On a pris nos deux rames. Un demi tour sur l’eau calme pour voir si on savait se débrouiller, et go go…les rapides. Résultat logique après deux heures de canoë dans les rapides, on a commencé à prendre l’eau. Pas parceque le canoë avait une fuite, non, à cause de l’eau des rapides qui se jetait dans le canoë. J’ai essayé d’écoper le plus possible en essayant désespérément de manoeuvrer le canoë dans les rapides. On s’est pris une grosse vague de côté qui a rempli le canoë et nous a fait nous retourné au plus fort des rapides. Le choc lorsque je me suis retrouvé propulsé dans une eau glaçée. J’ai mis plusieurs secondes avant de pouvoir bouger. Et c’est dans ces moments là que tu comprends à quel point un gillet de sauvetage est utile. On s’est battu avec le courant pour ramener le canoë au bord. Mélisa a évité un énorme rocher. Je ne sais toujours pas comment elle a fait. Je me suis ouvert les pieds en essayant de ralentir le canoë. Pour la petite explication, les rapides se forment toujours sur un champ de cailloux. Donc lorque tu tombes à l’eau, les gros te pulvérisent les genoux et les petits les pieds. Après avoir passé plusieurs minutes dans l’eau à combattre un courant où tu sens la puissance de l’eau tout autour de toi, on a réussi en préservant toutes nos affaires à accoster la rive. On a dû enlever nos vêtements et on s’est retrouvé en short et T-shirt.
Le deuxième jour, on a dû passer sous une cascade et éviter de gros rochers. On a vite apprit à lire une rivière. Le soir, notre campement été au bord d’une rivière que l’on était censé remonter en canoë. Bien entendu avec notre expérience on n’a pas réussi. Faut dire qu’avec un courant pareil c’est pas facile. Donc on a encore pagaillé 1h30 sous la pluie avec un vent de face. On a enfin trouvé un autre campement situé en haut d’un énorme rocher. Juste avant des rapides évidemment. Mel a dû sauter du canoë sur le rocher. On a été bon pour monter toutes les affaires en haut. Canoë compris. On a juste eu le temps de monter la tente et de manger rapidement avec que la nuit ne tombe. Appréçier le timing ! On a pagaillé 60 km en une seul journée. Cool !!!
Le troisième jour a éte le plus terrible. On est parti en sachant que l’on devait éviter un whirlpool sur notre gauche. Sur notre plan il était marqué que l’on pouvait voir dans arbres morts tourner dans le whirlpool. Engoissés comme jamais on a pagaillé 6 km pour arriver vers une mort certaine. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Un tourbillon incroyable. On a réussi par je ne sais quel miracle à ne pas se faire ni projeter sur la roche vers laquelle on se faisait entrainer, ni propulser directement dans le whirlpool.
Le dernier jour, comme il avait tellement plu la veille, on a rejoint un groupe. Pour pouvoir passer les dernières rapides on a été obligés de tenir nos canoës entre eux à bout de bras pour former un radeau assez large et lourd pour passer les rapides.
www.whanganuiriver.co.nz
www.wanganui.com/about.html
On a donc quitté Wellington, direction l’ile du Sud … l’aventure continue !!
Décembre 2003
Nous avons passé tout le mois de décembre à silloner l’île du Sud, la moins peuplée du pays. C’est vraiment une contrée différente de l’île du Nord. Vastes étendues sauvages sans personnes. Les paysages sont splendides et on sent la puissance des éléments qui nous entourent.
Oamaru
Après Christchurch la ville Européenne de Nouvelle Zélande, on est descendu par la côte est, direction les fjords et l’antarctique. Je vous passerai le descriptif du voyage vers Oamaru car la route n’est vraiment pas exeptionnelle. A une bonne cinquantaine de kilomètres de Christchurch le paysage est morose. On roule bien sur cette route mais elle est vraiment lassante. Oamaru, voilà une petite ville qui ne ressemble à aucune autre. Surtout ici en Nouvelle Zélande. Bon je dois avouer que la ville est un peu grise. Mais il faut dire que le temps n’était pas au rendez vous. Oamaru est une des rares villes du pays avec un centre ville construit et des batiments en pierre. C’est une pierre de couleur blanc-crème, facile à tailler. Tout les batiments sont construits avec la même pierre. On pourrait se croire de temps en temps dans une ville reconstruite après la deuxième guerre mondiale.
Aprés avoir fait un tour de la ville d’environ deux bonnes heures nous sommes repartis en direction de Dunedin. Pourquoi aussi rapidement me demanderez vous certainement. Je vous réponderai simplement qu’il n’y a rien à faire de plus dans cette ville. Il y a bien quelques musées mais ils sont comme toujours dans ce pays assez chers et toujours très peu intéressants. Je crois ne pas vous avoir prévenu à ce sujet. Il y a des musées un peu partout dans le pays, mais la plupart sont des musées à touristes. Il faut faire attention parce qu’ils sont tous payants et la plupart ne sont pas intéressants.
On a voulu aller voir une colonie de pingouins bleus, une espèce assez rare ici. Arrivés près du port on s’est garés et tout enthousiastes on s’est dirigés vers l’entrée. Malgrés nous, on a renoncé à payer les 20 dollars de cotisation au dévelloppement d’une industrie touristique à la japonaise. On entendait plus loin, derrière ce qui ressemblait à une arène d’observation, une voie anglaise stridente deblatérant des millions d’informations à la seconde. On a compris notre chance lorsqu’on a vu arriver le premier car de chinois. Pas de Pingouins bleus pour nous ce soir. On refuse d’entretenir ce genre de tourisme. Vive le Pingouin libre !!!
www.oamaru.org le site officiel de la ville
www.pengouins.co.nz le site officiel de l’exploitation du pingouin bleu. Merci d’envoyer un mail aux pinguins bleus pour qu’ils se rebellent. Et vive la révolution. Au fait vous saviez que Matrix est un film anti-mondialiste ? Si, Si ! C’est vrai ! Je lance une compétition celui qui m’envoie la meilleur explication sera publié sur ce site. Gogogo les gars.
www.historicoamaru.co.nz pour les fondus d’histoire voici Oamaru le site historique.
Dunedin
Dans nos guides touristiques, Dunedin apparait comme une ville intéressante et riche en visite. Dunedin ne nous a pas plus. Le centre ville est inaccesible en voiture. Il est très difficile de se garer. On a tourné en rond pendant plus d’une demi heure (le centre ville c’est pas Strasbourg ! C’est plutôt Obernai au niveau de la taille. Pour ceux qui ne connaissent pas, allez y c’est super joli.) pour finalement trouver une place de parking avec un système de coupon.
Apparement il faut téléphoner, enfin on n’a pas bien compris. Donc on a dû quitter cette magnifique place. Heureusement on a trouvé un peu plus loin sinon je crois qu’on serait repartis tout de suite. On s’est garés prés de la gare. Et oui, ici aussi les meilleures places sont toujours aux endroits stratégiques. On a payé pour deux heures. On est revenus beaucoup plus tôt. Sans commentaires. A voir en photo. Le seul point vraiment intéressant c’est la gare. Et encore…
On est donc allés trouver notre camping au bord de la mer, à cinq minutes à pied. Comme il faisait beau (un soleil à faire brûler un phoenix) on est allés sur la plage. Magnifique plage de sable fin de plusieurs kilomètres. Après avoir traversé un terrain de golf et avoir gravi les dunes de sables, la plage ! Ouf, trop belle. Et, et, un lion de mer seul en train de se prélasser au soleil et de faire la star. Aprés l’avoir observé pendant un bon quart d’heure, je me suis résigné à courir au camping pour chercher mon appareil photo que j’avais bien sûr oublié. Quelle course. Mais les photos en valaient la peine.
www.cityofdunedin.com/cover.htm le site officiel de la ville
www.visit-dunedin.co.nz/ l’autre site pour visiter la ville
www.atoz-nz.com/dunedin.asp un site pratique sur Dunedin, où aller, où dormir, où boire un verre
La route des Catelins
Une des plus belles scenics routes de Nouvelle Zélande. C’est presque étrange d’arriver dans de tels paysages après avoir traversé autant de paysages moroses. On a mis deux jours pour faire toute la route et nous n’avons malheureusement pas eu le temps de tout voir tellement cette route est riche en découvertes.
La route fait 172 km de long de Invercargill à Balcutha. On trouve sur cette route notamment :
Un tunnel souterrain creusé par la mer et qui débouche sur un trou de plus de 60 mètres de haut. On peut faire le tour de ce trou géant et voir la mer continuer à creuser la roche. Cet effondrement de roche est appelé Jack’s Blowhole.
Des ‘Cathedral Cave’. C’est un trou énorme dans la roche creusé par la mer et qui n’est accessible qu’à marrée basse.
Une forêt fossilisée dans la roche qui sert aussi de dortoire aux pingouins.
Vous pouvez retrouver tout ça et tout le reste sur un très bon site complet que voici : www.catlins-nz.com/scenery.html
Invercargill
Il y a le tuatara un lézard préhistorique et …, heu, heu, pleins de rues avec des ‘no exit’ et, heu, heu, …, un chateau d’eau, …, heu, …, RIEN.
Milford Road et les Fjords
Milford Road commence à Te Anau. Une magnifique petite ville de montagne au bord du lac Te Anau. C’est avant tout une ville touristique mais l’ambiance dégagée par la ville est conviviale. Il y a un resto italien pas mauvais. Un peu trop typique mais pas mal pour le pays.
On a vraiment eu beaucoup de chance avec le temps car comme vous pouvez le constater il a fait beau toute la journée. Une ciel bleu couleur de mer et pas un nuage à l’horizon. Milford Road est la seul route pour aller voir les fjords. Et c’est aussi la seule qui traverse un peu les fjords. On est partis au lever du soleil car comme c’est l’attraction la plus touristique du pays il est recommandé de partir très tôt pour éviter les cars touristiques (et pas que chinois).
Je ne vais pas m’hazarder à essayer de vous décrire ces magnifiques paysages tout droit sortis d’un conte de fées. Les photos parlent d’elles mêmes. Le seul moment un peu stressant du voyage a été le passage du tunnel : une pente à plus de 10 degrés, de la roche sur laquelle ruisselle de l’eau en abondance, la roche nue et le noir total. Le tout sur un bon kilomètre.
www.milfordroad.co.nz/hazard.htm le site de Milford Road avec sa prévention routier
www.milfordroad.co.nz Milford Road le site
www.travellink.co.nz/media/page.asp?UID=62 une belle page sur Milford
Abel Tasman Coastal Track
Aprés Wanganui River, l’expérience ultime il a été un peu plus difficile de se motiver pour aller faire un track de quatre jours. Je crois que ce qui nous a motivé le plus c’est qu’il est au bord de la mer, que le dénivelé n’est pas trop important et que les plages sont belles, et surtout que nos pieds touchent le terre ferme.
Cette fois on ne s’est pas laissés faire, on a presque tout prévu. Presque…tout. On avait nos deux sac Lafuma, spécial rando, achetés avant de partir. Anti transpiration mais pas très pratiques pour mettre toutes les affaires. Au début j’étais un peu énervé car on ne rentre pas grand chose mais à l’utilisation c’est beaucoup mieux. Au moins tu n’emmènes pas trop d’affaires. Le strict minimum. Au final tu te retrouves avec un sac pas trop lourd et tu peux faire tes kilomètres tranquillement. Parce que des gens tout rouge on en a croisé quelques uns.
Le seul point négatif de ce track magnifique a été nos chaussures. Comme c’est un track au bord de l’eau et sur la plage on s’est dit qu’on allait acheter des sandales. Et vu qu’on n’aime pas ça, on est allés en acheter des pas chères. Résultat au bout de deux heures, les pieds de Mel ont fait des cloques. Et on a été obligés de marcher pieds nus une bonne partie du track. Mais comme ici on marche souvent pieds nus, ça ne nous a pas gâché le track.
En plus on a été intelligents, on est partis direction notre VAN. Je m’explique. On a pris un Bateau taxi qui nous a ammené tout en haut du track et on a marché vers notre VAN. Comme ça, personne à attendre et pas d’horaires à respecter. Cool.
Le troisième jour on a même eu la chance de pouvoir camper sur la plage en solitaires. On était tout seuls. Le seul problème très agréable c’est qu’on a dû attendre la marée basse pour pouvoir repartir.
En résumé, un track de quatre jours au bord de la mer avec un soleil magnifique.
www.vic.com/new_zealand/abel_tasman un site perso
www.backpack-newzealand.com/hiking/coastal.html le site qui détaille le track