Tiki

Tiki de Nouvelle-Zélande
Le Tiki couramment appelé Hei Tiki en Nouvelle-Zélande est une sculpture en bois ou en pierre originaire d’Océanie représentant un homme ou une tête d’homme. Les plus connus sont certainement les statues de l’île de Pâques.
Les tikis (hei-tiki) sont souvent de sexe masculin, plutôt costauds. Les bras sont repliés et ramenés vers l’avant, les mains posées sur le ventre. Les jambes sont fléchies et la tête souvent disproportionnée laisse apparaître des yeux immenses. La bouche est parfois très expressive laissant imaginer un cri. On peut faire la comparaison entre les tikis (hei-tiki) et certaines positions du Haka des All Blacks en rugby.
Les Hei Tikis symbolisent Tiki, l’ancêtre mi-humain mi-dieu qui fut le premier homme. C’est ce personnage mythique qui engendra les humains.
Lorsque les explorateurs européens débarquent dans les archipels polynésiens, ils sont surpris par de petites sculptures en pierre ou en bois. Leur signification et leur appartenance restent encore énigmatiques. Ce dont on est sûr c’est que ces statuettes représentaient des ancêtres divinisés et avaient une fonction religieuse et symbolique.
Les légendes racontent que le tiki serait le créateur de l’homme et que les tahu’a, les sorciers polynésiens, leur attribuaient des pouvoirs, le mana. Les Polynésiens les vénéraient et les craignaient. Force, beauté et prospérité…
Le tiki est également le patron des sculpteurs. Ces derniers lui ont institué des proportions particulières qui selon eux, symboliseraient la force, la beauté et la prospérité. Les caractéristiques principales de ces sculptures se traduisent par un visage triangulaires avec l’absence de cou, les bras collés au corps et les jambes courtes. La tête du tiki symbolise la puissance qu’elle abrite. Ses yeux exprime le savoir et le pouvoir surnaturel. Quant à sa bouche étirée, parfois elle tire sa langue ou montre ses dents, afin de marquer le défi et provoquer l’adversaire.
La taille des tiki est variable. On peut trouver à travers le monde polynésiens des statuettes ainsi que d’immenses sculptures. Le plus grand tiki découvert mesure 2,35 mètres et a été trouvé sur l’île de Hiva Oa, sur le marae d’Oipona dans la baie de Puamau.
En Nouvelle-Zélande, le tiki est généralement posé près d’un marae. Il a également inspiré certains motifs de tatouage. Entre art et religion, les tiki conservent leur secret.
Souvent désigné inexactement sous le nom tiki, d’une limite qui se rapporte réellement à de grandes figures humaines découpées en bois, et, aussi, des petits découpages en bois employés pour marquer les endroits sacrés. Une théorie d’origine du hei-tiki suggère un raccordement avec Tiki, le premier homme dans la légende de Maori.
Type de Hei Tiki
Traditionnellement dans la culture maorie, il existait plusieurs motifs de Hei-tiki qui variés largement dans leurs formes. De nos jours, les hei-tikis peuvent être divisés en deux types.
Le premier type est assez délicat, avec un rapport tête corps d’environ 30/70. Ce motif de hei-tiki inclus de petits détails comme les oreilles, les coudes et les genoux. La tête est inclinée, une main se pose sur la cuisse, et l’autre sur la poitrine. Les yeux sont relativement petits.
Le deuxième motif de hei-tiki est généralement d’un design plus lourd que le premier. Il a un ratio tête corps de 40/60, les deux mains sur les cuisses, et les yeux sont proportionnellement plus grands.
Fabrication naturel du Hei Tiki en Nouvelle-Zélande
Traditionnellement le Hei Tiki de Nouvelle-Zélande est sculpté dans du jade ou pounamu chez les maoris.
De part la taille et le style des motifs traditionnels maoris, il y a de forte chance que le premier motif sculpté dans la pierre de jade avant le hei-tiki soit le motif Adze.
Créer un hei-tiki avec les méthodes traditionnelles maories est un processus long et ardu au cours duquel la pierre est lissée par un ruban abrasif, puis à l’aide de bâtons abrasif et d’eau le motif est lentement sculpté et les trous percés dans la pierre. Après un polissage laborieux et de longue haleine, le pendentif une fois terminé est suspendue sur un cordon tressé et sécurisé par une boucle.