Kauri et Rimu
Kauri et Rimu – Arbres ancestraux de Nouvelle-Zélande
Les Kauri (Agathis australis)

Les Kauri
Ces arbres gigantesques ont plus de 2000 ans. Certains de ces géants auraient 4000 ans.
Il faut savoir que lorsque les premiers Polynésiens arrivèrent en Nouvelle Zélande, il y a environ 1200 ans, ils découvraient un pays presque entièrement recouvert de forêts originelles.
Les ancêtres du Kauri sont apparus quelques 250 millions d’années auparavant. A la période de la Grande Nouvelle Zélande, la plupart des espèces animales et végétales connues à ce jour s’établirent. Le Kauri, préfère les lieux tempérés, humides, les forêts persistantes du Nord de la Nouvelle Zélande.
En ce rapprochant de notre époque, les forêts de Kauris furent débitées par les colons, et ceci à partir de 1850. Comme aux Etats Unis et en Colombie Britannique, les immenses arbres furent abattus et transportés, grâce aux bœufs. Les troncs étaient si lourds, que 16 bœufs ne suffisaient pas pour les tracter. Des barrages ont été construits ainsi que des ponts. Au début du 20ème siècle, le transport ferroviaire simplifia l’ampleur de ces exploitations forestières. Les rivières, elles aussi permettaient de transporter ces immenses arbres.
Même si la Nouvelle Zélande s’enorgueillit de l’exploitation forestière de ces splendides forêts de Kauris, ce fut surtout une hécatombe écologique. Et oui, sans doute plus de 80 % de ce patrimoine furent abattus, laissant quelques parcelles sur la côte ouest de l’île du Nord, et dans la Péninsule de Coromandel.
A partir des années 1850, la résine des Kauris était fort appréciée. Elle fut vendue à prix d’or, comparée à de l’ambre. Les européens et surtout les français furent les premiers demandeurs, pour s’en servir d’allume-feu car inflammable. Cette résine était récoltée de plusieurs manières, en incisant le tronc ; dans ce cas les colons comme les Yougoslaves ou les Croates grimpèrent les Kauris avec griffes aux chaussures et piolets aux mains et faisaient couler cette résine, sang de l’arbre. Bien souvent, les arbres périrent des blessures occasionnées par l’homme. Pour les plus chers résines, les marécages étaient creusés là où furent tombés depuis très longtemps. Car en effet, après leur chute, ces arbres en pourrissant dégagent cette résine, laquelle est enrobée par la décomposition de l’arbre.
Des gens du monde entier vinrent creuser et rechercher cette résine durcie, de couleur jaune clair transparente. Les plus chères furent celles provenant des anciennes forêts.
Depuis les années 1970, les Kauris de Nouvelle Zélande sont protégés. Il est formellement interdit d’abattre un de ces vénérables Kauris. Par contre depuis quelques années, alors que les forêts ont été transformées en pâturages et cultures, des Kauris enfouis sous les sédiments, de ce qui fut autrefois des marais, ont été découvert dans le Nord de la Nouvelle Zélande, comme à Dargaville, ou encore près de Manurewa. Ces splendides troncs étaient enterrés depuis 43900 ans ! Et ils sont encore en excellente conservation. Certains l’exploitent et les transforment en mobiliers comme les tables de salon. Ce bois, sortis des tourbes et marais, vaut relativement cher.
Le Rimu (Dacrydium cupressinum Soland)

Le Rimu
Le Rimu est l’essence la plus importante de la Nouvelle-Zélande pour le sciage. En 1942-43, elle a fourni à elle seule 198 millions de super feet (805.000 m3) sur une production totale de 341 millions (467.000 rus). Les peuplements de Rimu se rencontrent sur toute l’étendue de la Nouvelle-Zélande, mais, leur taux d’accroissement étant très faible, ils risquent de se trouver rapidement épuisés.
Les bois actuellement exploités sont âgés de 250 à 600 ans. Les forestiers estiment que 200 ans au moins seraient nécessaires pour obtenir de nouveaux peuplements exploitables. Malheureusement, le Rimu ne donne que des semences peu abondantes et à longs intervalles. Sauf sur la côte ouest où il se régénère plus rapidement.
En outre la transplantation des semis, qu’ils soient naturels ou élevés en pépinières, est impossible. Devant cette situation, le service forestier a depuis longtemps effectué des plantations d’essences exotiques à croissance très rapide.
Le Rimu est également connu sous le nom de pin rouge est un arbre qui atteint habituellement une taille entre 20 et 35 mètres, parfois même 50 mètres. Le tronc droit peut mesurer jusqu’à 1,5 mètre de diamètre, l’écorce est brun foncé avec une texture en écaille. Le Rimu est l’une des espèces les plus connues de Nouvelle-Zélande et procure un excellent bois de construction.
Le coeur du Rimu est l’un des bois les plus admirable c’est pourquoi il est très souvent employé dans des meubles de haute qualité. On trouve cet arbre sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-Zélande.