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Jade

Le jade – Pierre précieuse de Nouvelle-Zélande

Un peu d’histoire

Pierre de jade brute

Pierre de jade brute

Peu de pierres précieuses sont aussi riches en légendes et en tradition magique et dégagent un tel sentiment de mystère éternel et de finesse impénétrable.

Les civilisations de toutes les époques ont apprécié le jade et toutes les races qui la rencontrèrent lui portèrent la plus haute considération.

Dans les civilisations préhistoriques, dans la région européenne de la Valtellina et des Lacs suisses, au Guatemala et au Mexique, la jade était appréciée pour sa dureté et utilisée pour fabriquer des outils. Les populations précolombiennes en faisaient des couteaux sacrificiels. Chez les Maori de la Nouvelle-Zélande, une massue de guerrier en jade était le symbole de l’autorité du chef et dans les îles de la Loyauté (Nouvelle Calédonie), les pères échangeaient leurs filles contre du jade. La Chine, enfin, édifia toute sa civilisation sur cette pierre.

Définition

Le jade est un nom auquel répondent deux minéraux :

  • le jade néphrite (amphibole)
  • la jadéite (pyroxène)

Le jade et la néphrite présentent pour le linguiste un point commun.

Etymologiquement, en effet, le mot jade vient du latin « ilia », et néphrite du grec « nephros », qui tous deux signifient le rein, la croyance populaire, voulant, tant chez les grecs que chez les romains, que ces pierres possèdent le pouvoir de soigner les maux de reins et que le fait d’en porter ait éloigné les maladies.

Le jade jadéite est une pierre fine très dure, d’un vert plus on moins prononcé.

Pour le gemmologiste, la néphrite néo-zélandaise se caractérise surtout par ses dégradés de vert et une transparence qui lui est particulière, lesquels correspondent à de multiples variétés plus ou moins connues dont les noms peuvent varier d’un clan à l’autre.

Héritage culturel de la Nouvelle-Zélande

Le jade désigne deux minéraux et est considérée comme une pierre semi-précieuse. En Nouvelle-Zélande, seul du jade « néphrite » a été découvert et travaillé.

En Nouvelle-Zélande, où on le connaît comme diorite, le jade de néphrite a été façonné pendant des siècles par les Maoris pour faire des armes et des ornements, et est toujours largement répandu pour faire les bijoux sculptés bien que l’exploitation du jade soit restreinte et étroitement surveillée.

Le mot maori pour la diorite est pounamu. D’ailleurs ils appellent l’île du sud Te Wai Pounamu, signifiant « terre de l’eau de Greenstone ». Le jade est fortement appréciée par les Maoris et joue un rôle important dans leur culture. On le considère comme un taonga ou un trésor, et est ainsi protégé aux termes du Traité de Waitangi.

Les variétés de Jade Kiwi

  • Arahura, du nom de la rivière, couleur vert pomme
  • Inanga, du nom d’un poisson argenté, nuance blanc perlé à vert, texture fine parfois translucide. La plus chère des « Pounamu »
  • Kahurangi, littéralement trésor, vert pomme clair avec très peu de défauts
  • Kawakawa, en raison de sa ressemblance aux feuilles d’un noir et vert profond de la plante du même nom
  • Totoweka, sang du weka (variété de kawakawa), vert foncé à inclusions rouge-brun
  • Pipiwharauroa, tire son nom de la couleur du plumage du « cockoo », oiseau de l’île du Sud
  • Raukaraka de la couleur des feuilles du « kakara »
  • Totoweka de la couleur du sang d’un oiseau appelé « weka »
  • Tangiwai, signifiant « les larmes de l’eau », s’identifie aux reflets des cours d’eau

L’extraction

L’extraction du jade lors de l’arrivée des Européens était difficile dans cette île du sud, montagneuse en partie couverte de neige, de glaciers, de forêts. Cette extraction était aux mains du clan « Ngai-Tahu », résident permanent de l’île et qui acheminait les blocs par voie terrestre, l’état de la mer sur la côte ouest ne permettant pas la navigation.

Trois sources de jade

  • Wakatipu connu pour la variété Inanga
  • South Westland
  • Westland, gisement le plus productif

Les principaux gisements de jade sont localisés sur la côté ouest et la région alpine. Et c’est dans les environs d’Hokitika, une ville côtière que se trouvent de nombreux ateliers de sculpteurs.

Les gisements furent localisés dés 1200 (arrivée des Maoris vers 1000) et étaient utilisés pour la fabrication d’outils puis progressivement devint une pierre ornementale d’autant que les techniques de travail de la pierre s’affinaient; vers 1500, A l’apogée de cet art, le jade était devenu un signe distinctif du clan et ces pièces sont la fierté des musées et des collections.